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A notre grande surprise, ce n'est pas un suros... C'est aussi dur, mais c'est juste de la chair : hématome qui a fibrosé. L'os est nickel, ouf! (ça veut dire que les 3 mois de repos que Nasri a eu l'année passée n'étaient pas nécessaires, mais bon^^)

Donc ce sera pommade rouge 1x/semaine jusqu"à ce que cette boule de chair ait diminué. Sinon, à chaque coup qu'il prendra, ça ressaignera et la boule prendre de plus en plus d'ampleur.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 08:05

Suros

Suros
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# Posté le mardi 20 octobre 2009 11:43

Suros

Suros
Il s'était bien résorbé, le voilà qui revient... et chaud en plus...
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# Posté le mardi 20 octobre 2009 11:43

Une chronologie de l'Age d'Or Egyptien..

Une chronologie de l'Age d'Or Egyptien..
Depuis tous temps, l'Egypte de par sa proximité avec l'Arabie, a su importer et développer un élevage de chevaux Arabes sur sa propre terre. Protecteurs et à la fois marchands, leur connexions avec les tribus Bédouines, a toujours été sans faille et remonte à des temps immémoriaux. Ainsi, certains des tous meilleurs sujets furent acquits tout au long des siècles afin de fournir aux Nobles de l'époque, de splendides montures, adroites à la guerre.
Voici donc l'histoire chronologique, de pourquoi et comment, le Cheval Arabe Bédouin a élut domicile le long des rives du Nil...pour devenir aujourd'hui la plus ancienne source écrite de sang Asil.

L'Egypte Antique

Déjà à l'époque de l'Egypte Antique, on voit sur les bas reliefs égyptiens des chevaux très différents de ceux que l'on pouvait observer chez les peuples du Nord. Les chevaux qui tirent le char de Pharaon sont petits, longilignes, avec un port de queue relevé et la tête portée haute.
L'Empire égyptien, l'un des plus vastes de son époque, « possède » toutes les terres qui s'étendent jusqu'à l'Euphrate et au Tigre...C'est là, dans des contrées autrefois verdoyantes, que s'installent les tribus de chevaux « sauvages », descendus d'Asie mineure. Les Egyptiens apprennent à utiliser ces créatures à la façon de leurs ennemis, notamment les Hyksos, attelés à de lourds chars de guerre. Ces animaux bénis, fer de lance de leurs victoires guerrières, deviennent bientôt l'½uvre bienfaisante des Dieux, ils sont loués et nommés comme des créatures bénies : fils d'Amon et de Rê. Tous les plus grands, possèdent une écurie (tel Salomon), qui doit être aussi gigantesque que possible. Les chevaux et leurs demeures sont ornés de la plus belle façon et parfois outrageusement luxueusement.

Au 13ème sciècle

On trouve encore des traces de l'importance de l'élevage de chevaux en Egypte dans les écrits d'Abu Berk Ibn Bedr (El Naseri). Malek El Naser Mohamed Ibn Khalaoun possédait plus de 3 000 Arabes sélectionnés dans le Nejd à El Hasa, en Iraq dans le Koteif et au Bahreïn.
C'est l'époque où l'élevage Bédouin arrive à son apogée...Les Bédouins installés en tribus au quatre coins de l'Arabie, passent maîtres, dans l'élevage du Kuhaylan, le cheval aux yeux bordés de noir. Les tribus rivalisent dans l'art de faire naître le meilleur cheval de guerre, le plus rapide dans le raids et le plus beau dans la fantasia. On raconte le soir, autour du feu, les exploits des Sheikhs et de leur monture. Des légendes qui vont vites se propager jusqu'aux souks du Caire...et aux oreilles des Sultans Egyptiens. Rien n'est trop beau pour sa majesté qui ira alors chercher ces coursiers aux pieds ailés auprès des Nomades Arabes.

Au 14ème sciècle

En 1482, les Mamelouks Circassiens ont conquis le Sultanat d'Egypte. Il est dit que durant le règne du Sultan Barbouk, 1er Prince de la Dynsatie, ce dernier posséda plus de 7 000 sujets du sang le plus pur.
Avec l'arrivé des Mamlouks, c'est le retour aux qualités intrinsèques du cheval Arabe, désormais monté sous le selle de ces fabuleux guerriers. Les juments de guerre, les « Buveurs de Vent », rivalisent d'adresse dans les combats. Bientôt, le cheval Arabe deviendra l'enfant d'Allah. Les Asilat sont les fils d'Ismaël, et le bonheur est noué aux crins de leur toupet. Pendant des siècles ont contera encore les légendes de sa création et celles du Khamsat, les cinq juments choisies par Mahomet. Depuis, on compte les exploits de leurs lignées : Kuhaylan, Saklawi, Obeyan, Hamdani, Dahman...Les siècles d'élevages Bédouin ont forgé un cheval inégalable, par sa beauté et son adresse. Ils deviennent si prisés que les tribus les gardent désormais jalousement. Le plus riche des Bédouins est celui dont la jument a accomplit de grands exploits. Ce n'est que grâce à leur union culturelle et politique avec l'Arabie, que les Egyptiens savent acquérir certains de ces sujets de choix. Si le Bédouin rusé sait se jouer de l'Européen qui vient chercher à prix d'or le « cheval Arabe », il ne peut se moquer de l'Egyptien, qui connaît depuis si longtemps son élevage et ses moeurs. L'armée égyptienne reste forte face aux ennemis car ses coursiers sont parmi les meilleurs d'Orient et d'Occident.

L'Egypte Sultanat de l'Empire Ottoman

A partir du 17e siècle va s'établir en Egypte l'élevage constant de chevaux Arabes dont les pedigrees parviendront jusqu'à nous. Ils sont sans faille car les égyptiens connaissent et comprennent les m½urs bédouines plus que tout autre peuple. Cet amour pour le cheval Arabe va se développer plus que toute autre chose dans le c½ur de quelques personnages qui feront du cheval Arabe, le centre de toute l'attention « mondiale ». L'âge d'or du pur-sang Arabe débute avec la dynastie de Mohamed Ali Le Grand. Ces perles d'Orient vont alors prendre une place dans la vie toute entière du peuple égyptien de par l'intérêt que les rois égyptiens vont leur porter.

1806 : Mohamed Ali Le Grand s'autoproclame Vice-Roy d'Egypte. Rappelons que ce personnage complexe d'origine albanaise avait commencé sa carrière militaire en tant qu'officier de l'armée du Sultanat de l'Empire Ottoman. Il est nécessaire de dire ici que c'est cette même armée qui résistera à l'occupation française (Napoléon).
Mohamed Ali n'a plus alors qu'une obsession : conquérir la péninsule Arabique pour obtenir les précieux chevaux détenus par ses rivaux. A partir de 1815, il envoie son fils, Ibrahim Pasha, à la guerre contre les Princes Arabes. Celui-ci gagne victoire sur victoire et rapportera à son père plus de 200 juments et étalons choisis méticuleusement parmi les meilleurs à son père. Il réussit même en 1819 à ramener au Caire 12 Arabes provenant d'une expédition dans le Nejd, la terre mythique où serait née la race Arabe. Mohamed Ali mourut en 1848.

1848 : À la mort de Mohamed Ali, c'est son petit-fils, Abbas Pasha, qui devient Vice-Roy. Abbas Pasha naquit en 1813, c'était le fils du Prince Tussun Pasha. Tussun Pasha avait gagné les faveurs de Mohamed Ali en vainquant la tribu des Wahhabites d'Arabie. Il put ainsi ramener à Mohamed Ali, les chevaux dont il rêvait tant, les magnifiques chevaux du roi Abdullah Ibn S'aud. Abbas Pasha fut certainement le plus fantastiques éleveur de tous les temps. Il a « créé » le cheval Arabe Egyptien, façonnant un moule qui distinguera au premier coup d'oeil tout cheval descendant des siens. C'est toute la classe unique du cheval égyptien, qu'Abbas Pasha nous a légué. Une image empreinte de toute sa passion pour ces chevaux : beaux, nobles, fiers, courageux dans la bataille...Un idéal inégalé selon toutes les normes. Son amour pour les chevaux Arabes débuta très jeune, dès l'âge de 6 ans, il vécut avec les Bédouins. Ainsi Abbas Pasha était certainement le favori de Mohamed Ali. Ce dernier le nomma chef de l'administration de l'élevage d'Arabes en Egypte. A 23 ans, Abbas Pasha possédait déjà 136 juments et 16 étalons. En 1842, il aidera le Prince Feysul Ibn S'aud, Prince des Wahhabites et ennemi juré des Egyptiens, à fuir du Caire où il était prisonnier depuis 4 ans. En remerciement, Feysul permettra à Abbas Pasha d'accéder à la fine fleur des juments du Désert qu'il acheta à prix d'or. Durant son règne, Abbas Pasha collectionne les plus beaux spécimens de la race à Dar El Beyda grâce à son émissaire, El Lallah, venu de la part de Feysul Ibn Sa'ud. Abbas Pasha est assassiné en 1854.

1857 : Naissance du Prince Ahmed Kemal Pasha, petit-fils d'Ibrahim Pasha. Dans la tradition, le Prince Ahmed Kemal continuera l'élevage de ses ancêtres. Il fait naître des chevaux comme : Dahman, Rabdan, Bint Roda, Roda, Om Shebaka ou Dalal. A sa mort, c'est son fils le Prince Yussuf Kemal qui hérite de l'élevage familial, mais celui-ci le cèdera bientôt en 1908.

1860 : El Hami Pasha, le fils d'Abbas Pasha, détruit l'½uvre de son père en vendant aux enchères au Caire l'ensemble de sa collection : 210 juments, 90 étalons et 180 jeunes. Mais, nous le savons une bonne étoile veille sur nos précieux animaux et un nouvel homme va sauver les Arabes d'Abbas Pasha. Il se nomme Ali Pasha Sherif, fils d'El Sayed, depuis ses 12 ans, il était sous l'aile de Mohamed Ali Le Grand, qui le fit Gouverneur d'Arabie. Il achète donc la majeure partie des chevaux d'Abbas Pasha. Avec lui, l'Histoire peut continuer. Il ne garde que les spécimens les plus authentiques ; des animaux comme Euclide, un Arabe de course provenant d'Inde, sont tout de suite écartés de la reproduction. Il aura plus de 400 Arabes durant son règne. Malheureusement, un autre désastre viendra bientôt s'abattre sur l'Egypte : la peste équine. Elle arrive par le Sud de l'Egypte et décime des lignées entières de chevaux qu'Ali Pasha avait envoyé là-bas. Seul quelques rescapés bien connus aujourd'hui survivront à ce massacre : Wazir, le gris truité, Mahruss ou l'alezan Aziz. Chose nouvelle pour un gouverneur égyptien, Ali Pasha Sherif accepta plus tard de vendre des spécimens de sa collection de son vivant et de plus à une personne étrangère. Cette personne qui ne sait pas encore qu'elle vient de sauver le cheval Arabe, c'est une aristocrate anglaise, Lady Anne Blunt.

1874 : Naissance du Khédive Abbas Hilmi II et du Prince Kemal Ed Dine Hussein, fils du Sultan Hussein. En 1892, le Khédive Abbas Pasha Hilmi II succède à son père. Il acquiert des chevaux d'Ali Pasha Sherif avant sa mort et importe quelques sujets de qualité du Désert. Il possèdera entre autres : Bint El Bahreyn, Bint Yamama, Bint Hadba El Saghira, Bint Gamila et Obeya. Il fut destitué de ses fonctions par les autorités britanniques en 1914 et mourut à Genève en Suisse en 1944. C'est le Prince Kemal Ed Dine Hussein qui lui succèdera. Ce dernier rachètera pour son élevage personnel des chevaux à Lady Anne Blunt tels que : Serra, Risala, Bint Dalal, Rustem ou El Zafir. Son règne prit fin en 1917.

1875 : Naissance du Prince Mohamed Ali. Fin connaisseur et éleveur hors pair, les annales resteront à jamais gravées par les noms de ses poulains. Il éleva bon nombre d'excellent sujets tels que : Negma, Mahroussa, Maaroufa, Fadl, Roda, Nasr, Farida, Zahra, Saada, Gamila Manial, Kawkab, Mabrouk Manial ou Gamil Manial. Il est rare de trouver aujourd'hui un cheval Arabe qui ne trace pas vers l'un des fameux chevaux du Prince Mohamed Ali. Avec lui, la beauté du cheval Arabe Egyptien est transcandée et se perpétuera pour les siècles à venir.

1897 : La fin du règne d'Ali Pasha Sherif approche. Les enfants d'Ali Pasha Sherif décident d'organiser une première vente aux enchères des chevaux de leur père. Cette ultime trahison le tuera 15 jours plus tard. Voilà donc nos chevaux égyptiens en péril. Mais, une fois de plus un certain nombre de rescapés seront sauvés par une amoureuse du cheval Arabe. Cette fois ci ce fut Lady Anne Blunt qui héritera de ces siècles de tradition. Elle importe une partie des chevaux qu'elle achète à Crabbet Park en Angleterre et en garde une autre partie en Egypte à son haras d'Héliopolis près du Caire, Sheykh Obeyd Stud. Elle sauvegarde le sang si précieux de Zobeyni, Azz ou Horra dans leurs descendants : Mesaoud, Mahruss II, Ghazala...etc. A sa mort, Lady Wentworth sa fille vend une vingtaine de descendants du stock d'Ali Pasha Sherif et d'Abbas Pasha à la R.A.S. d'Egypte (Royal Agricultural Society) parmi eux : Kazmeen, Bint Riyala, Bint Rissala,...

Inshass et la R.A.S. :

A la fin du règne du Prince Kemal Ed Dine Hussein, les autorités britanniques règnent en maître sur l'Egypte. Le gouvernement instaure alors un programme d'élevage national visant à produire d'authentiques chevaux Arabes Straight Egyptians, toujours aptes à la guerre, sous le contrôle de la R.A.S., alors dirigée par le Dr. Branch, un écossais également directeur du Jockey Club égyptien. Le Dr. Branch se lie d'amitité avec Lady Anne Blunt, le Prince Kemal Ed Dine et le Prince Mohamed Ali. Ensemble, ils instaurent une nouvelle ère pour le cheval Arabe Egyptien destinée à sa préservation. C'est l'époque de « Sheykh Obeyd », où se réunissent souvent tous ces passionnés. Le Dr. Branch acquiert ainsi au fil du temps : les chevaux du Khedive Abbas Pasha Himi II (qui quitte l'Egypte pour l'Europe), puis l'une des juments du Prince Yussuf Kemal (Nafaa el Saghira). Lady Anne Blunt lui offre ensuite certains de ses meilleurs spécimens tout comme le Prince Mohammed Ali. L'importation de Crabbet Park finalise le programme d'élevage pour constituer une base durable d'élevage pour le programme égyptien. Quelques chevaux « desertbred » seront ensuite sélectionnés, par le Dr. Branch, lui-même, pour intégrer le programme d'élevage, afin de fournir des étalons de qualité à la jumenterie : tels Mashaan, Nabras, ou Eid.
Plus tard, les rois Farouk et Fouad, créèrent eux aussi une écurie, Inshass Stud, afin de recevoir les chevaux reçus en cadeau. Quelques chevaux sont également acquis auprès de la R.A.S. afin de créer une écurie de course et faire un peu d'élevage.
Plus tard, les chevaux issus de ces deux programmes seront combinés en un seul, celui de la E.A.O. (Egyptian Agricultural Organisation), au Haras du Caire, El Zahraa. C'est le General Tibor Von Pettko Szandtner qui effectue cette tâche ardue de sélectionner parmi les chevaux Inshass ceux qui pourront intégrer la troupe de la R.A.S. Certaines lignées offertes par la famille Al Sa'ud seront choisies telles El Kahila, El Shahbaa, Hind, mais aussi des lignées d'origines diverses Iraq, Syrie,...Les chevaux Inshass issus de ces lignées sont élevés principalement pour la course et sont peu semblables aux chevaux de la R.A.S., issus des lignées d'Abbas Pasha/Ali Pasha Sherif. Le mélange de ces deux courants de sang apportera un renouveau dans l'élevage égyptien, produisant des chevaux d'une nouvelle dimension. Ils seront appelés « New Egyptian », en comparaison de ceux ne portant que du sang R.A.S., les « Old Egyptian ». Aux U.S.A., l'intérêt pour le moyen Orient se développe grandement et de nouveaux personnages entrent en scène afin d'acquérir et d'importer aux U.S.A. certains de ces joyaux orientaux.

Aux Etats-Unis :

Aujourd'hui et après des importations massives entre 1960 et 1980, la majeure partie des chevaux Straight Egyptians se trouve aux U.S.A. Les importations américaines ont réellement débutées avec celle d'Henry Babson en 1932. Il importa 7 chevaux dont 6 survécurent, provenant du stock de la R.A.S. ou de l'élevage du Prince Mohammed Ali : Fadl, Maaroufa, Bint Bint Durra, Bint Bint Sabbah, Bint Saada et Bint Serra I. Dans les mêmes années, ce fut au tour de M. Brown de réaliser une seconde importation d'Egypte, cette fois uniquement des chevaux du Prince Mohamed Ali. Certains des plus beaux sujets jamais vus furent envoyés aux U.S.A. et furent ensuite mariés entre eux ou avec les lignées Crabbet qu'il possédait. Aujourd'hui, les lignées Brown égyptiennes sont toujours mariées avec les lignées Babson.
En 1961, c'est la fondation du « Blue List Arabians Club ». Les chevaux des adhérents doivent appartenir à des lignées qui remontent toutes vers « Arabia Deserta ».
Dans les années 60, les premiers éleveurs à réimporter des chevaux égyptiens furent Donald et Judith Forbis pour Ansata Arabian Stud et Richard Pritzlaff pour Rancho San Ignacio, suivirent Brad et Hansi Heck pour Serenity Farm Ltmd. et Douglas et Margaret Marshall pour Gleannloch Farms, puis bien d'autres...
En 1969, c'est la création de la « Pyramid Society Organization » qui promeut la conservation des pur-sang Arabes Straight Egyptians.
Toutes ces lignées sont aujourd'hui combinées pour produire le Cheval Arabe Straight Egyptian moderne...image de son ancêtre sur les hiéroglyphes égyptiens, sous la tente du Bédouin et dans le c½ur des Pashas. Il convient de ne pas oublier d'où il vient, et le fabuleux cheval de guerre qu'il fut, ni la passion qui l'entoure, et cet amour pur et simple du cheval Arabe authentique.

*Texte Amélie Blackwell*
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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 04:41

Lignées Egyptiennes

Lignées Egyptiennes
Le Khamsat

Les Bédouins ont choisi depuis toujours de parler uniquement des lignées maternelles de leurs chevaux. En effet, les accouplements n'étaient pas toujours maîtrisés et ils accordaient donc une importance plus grande au parent dont ils ne pouvaient pas douter, la mère. De plus, les Arabes montaient presque uniquement des juments, les étalons étant trop bruyants, et pratiquaient donc une sélection sur les lignées femelles. Les tribus d'éleveurs considéraient donc les étalons comme une encombrante nécessité. La grande majorité des poulains étaient donc vendus. Ainsi, à chaque génération, les jeunes n'étaient issus que d'une poignée de mâles. Les variations visibles entre eux étaient donc dues à leur ascendance maternelle. Il était donc plus facile d'utiliser celle-ci comme point de repère pour différencier les animaux.
Enfin, les Arabes cherchaient à faire des accouplements dits "pure-in-the-strain", c'est à dire à marier les animaux de même lignée maternelle uniquement. Cela réduisait encore le choix des mâles pour les juments de la tribue. Et, cela augmente fortement la probabilité de marier des animaux proches parents (consanguinité), renforçant ainsi dans leur produit les caractéristiques propres à cette famille et/ou lignée. Chaque tribue possédait donc des animaux issus d'une ou plusieurs familles bien précises et qu'elles s'appropriaient généralement en ajoutant au nom de cette lignée le nom de leur propre famille (ex : Saklawi Jidran Ibn Sudan). Cette lignée faisait souvent toute la fierté de la tribue et sa renommée était l'une de leurs préoccupations principales. Il est donc tout naturel que les Bédouins aient cherché grâce aux croisement "pure-in-the-strain" à renforcer leur consanguinité. C'est à dire leurs particularités et leurs différences par rapport aux autres.
Il y a plusieurs sciècles, il existait un nombre infini de lignées maternelles. De nos jours, il n'en reste qu'une poignée dans les lignées égyptiennes. Voici celles qui existent encore :

Le Saqlawi : Al Saqlawiyat
Appellations : Saklawi, Seglawi, Saglaoui
Féminin : Saqlawiyah
Masculin : Saqlawi
Pluriel : Saqlawiyat
Caractéristiques générales : Grâce féminine et grande élégance, représentation de la beauté et du raffinement extrême, endurance équivalente à celle des autres lignées, plus légers, paraissent plus maigres, arrière-main moins forte que dans les autres lignées, tendance à être un peu sous eux, chevaux de show naturels, bons sur les champs de course, courageux et dévoués, fiers mais feront tout pour un maître gentil et doux.
Conformation : très biens faits, grande taille, très élégants, bons os, dos, encolure et membres plus longs que les Kuhaylans, encolure attachée et portée très haute, plus droite et toujours très élégante, croupe courte mais moins horizontale que dans les autres lignées, queue portée comme un étendard, haute au-dessus de leur arrière-main, tête plus longue, de l'oeil au bout du nez, et plus étroite que celle des autres lignées, "tea cup muzzle", nez très fin, une légende dit même qu'ils peuvent boire dans une flûte à champagne, yeux larges et positionnés en bas du crâne, peau et crins soyeux, fins et beaux, s'effrayent facilement.

Le Dahman : Al Duhaym
Appellations : Dahman, Dehman, Duhayman
Féminin : Dahmah
Masculin : Dahman
Pluriel : Duhaym
Caractéristiques générales : réputée pour être issue des chevaux du Roi Salomon, "dahman" signifie "noir" ou "foncé", originellement une famille de la lignée Saqlawi, mélange idéal des deux types Saqlawi et Kuhaylan, à l'origine élevée par la famille Al Khalifa du Bahrein depuis la fin du 18e sciècle, cette lignée est encore élevée sur l'île, Mohammed Ali, Abbas Pasha et Ali Pasha Sherif y obtinrent des animaux de choix, ce sont de ces animaux que descendent nos Duhaym actuels.
Conformation : excellente conformation, très harmonieux, type très classique, l'élégance du Saqlawi et la force du Kuhaylan, antérieurs placés plus proches du poitrail que chez le Saqlawi et le Kuhaylan, arrière-main très courte, croupe longue et bien horizontale.

Le Kuhaylan : Al Kuhaylat
Appellations : Kahaylan, Kuheylan, Kohaylan
Féminin : Kuhaylah
Masculin : Kuhaylan
Pluriel : Kuhaylat
Caractéristique générales : très masculins et puissants, idéalement en contraste direct avec le Saqlawi, extrême masculinité.
Conformation : animal symétrique à la silhouette arrondie, bien conformé, poitrine profonde, aussi large à l'avant qu'à l'arrière, apparence compacte, arrière-main particulièrement développée, antérieurs larges et positionnés loins de la poitrine, antérieurs larges et bien musclés, surtout au niveau de l'avant-bras, oreilles petites et positionnées très près l'une de l'autre, yeux foncés, larges et très expressifs, encolure au maximum aussi longue que son dos, aucun extrême à part son apparence masculine.

L'Hadban : Al Hadb
Appellations : Hadban, Hedban
Féminin : Hadbah
Masculin : Hadban
Pluriel : Al Hadb
Caractéristiques générales : une famille du Kuhaylan, aujourd'hui plus Saqlawi en type, intéressante du point de vue de l'élevage : reconnue comme une lignée à mélanger. Les étalons Hadban sont connus pour reproduire à l'identique la jument qu'ils saillissent en sublimant leur conformation et leur look général - quelques uns des meilleurs chevaux égyptiens sont issus d'étalons Hadbans, comme Nazeer, Ibn Rabdan, Hadban Enzahi, etc.
Conformation : très élégants comme les Saqlawiyat mais plus puissants lorsqu'ils sont en mouvement, encolure longue mais maigre et sèche, longueur égale à celle du dos, portée très haute depuis sa base, au repos moins arquée, mais en mouvement très courbée et élastique, tête et type variant suivant les autres lignées qui sont dans leur pedigree, pas dominant du tout pour la forme de la tête, ni pour le type, front large, yeux larges, foncés, brillants et placés plutôt en bas du crâne, naseaux larges et bien formés, oreilles petites et rapprochées l'une de l'autre, épaule longue et profonde, arrière-main longue et légère en comparaison avec leur épaule, croupe courte, queue portée haute, os fins et longs avec de bonnes articulations, mouvement libre et flottant, très bonne amplitude, pas extrême.

L'Obeyan : - L'Abeyyan : Al Abeyyat
Appelations : Ubayyan, Obeyyan
Féminin : Abeyyah
Masculin : Abbeyan
Pluriel : Abbeyat
Caractéristiques générales :
La lignée Abbeyah est reconnue pour être issue de la lignée Saklawiyah, dont elle serait un extrême. Les Bédouins ayant eut même souvent tendance à la nommer encore Saklawiyah Abeyyan au début du siècle. L'histoire de la lignée vient de la légende d'une jument particulière : « Son maître étant poursuivi par des ennemis, il partit avec sa jument favorite. Sans relâche, ils galopèrent jusqu'à la tombée de la nuit. Alors qu'il s'apprêtait à s'arrêter pour la nuit, sa jument soufflant de la course déjà parcourue, il entendit ses ennemis se rapprocher. Il talonna sa jument de plus belle et reparti au plus vite. Pour la soulager, il détacha son lourd manteau de ses épaules. A l'aurore enfin, il pu se retourner pour guetter ses ennemis au loin. Quelle ne fut pas alors sa surprise de découvrir sur la croupe de sa jument la cape qu'il avait abandonnée durant la nuit. Elle avait été retenue par la queue de sa jument, restée dressée telle un étendard tout au long de la fuite. En l'honneur, de cette courageuse jument, la lignée fut renommée Abbeyah (la cape) et sous ce nom sont aujourd'hui connues ses descendantes ». Il est donc couramment accepté que les deux lignées Saklawiyah et Abbeyah se marient fort bien entre elles. Comme les Saklawiyat, les Abbeyat sont issus à l'origine de la confédération Anazeh, plus particulièrement des tribus Fed'aan, des Saba (branche des Gomussa) puis des Wuld Suleyman. De là, les Muntifiq et les Shammar obtinrent leurs premiers individus. Aujourd'hui la lignée est préservée dans les écuries royales de la famille Ibn Sa'ud, famille régnante d'Arabie Saoudite. La famille Sa'ud est elle-même issue de la tribu Wuld Ali de la confédération Anzaeh.
Conformation générale :
Look global : hyper féminin, hyper élégant, très longiligne, parfois un peu anguleux.
Tête : très longue à moyenne. Etroite. Forme carrée. Dish fréquent. Jibah très fréquente. Yeux moyens, placés très bas (front long). Ganaches très peu prononcées. Nez carré, naseaux très fins. Oreilles moyennes à longues, détachées l'une de l'autre.
Encolure : Mitbah absente. Moyenne à très longue. Portée très droite.
Corps : étroit et long. Avant-main et arrière-main peu développées. Epaule très puissante. Passage de sangle peu profond. Croupe courte et légère. Ligne de dos rarement plane et plutôt longue. Pointe de la hanche légèrement apparente. Implantation de la queue très haute et portée extrêmement droite.
Membres : antérieurs très longs et fins. Postérieurs fins, longs et très droits. Paturons très longs.
Mouvement : très rapide, allures très relevées, particulièrement agiles.
Caractère : très expressif, très sûrs d'eux, très démonstratifs.

Texte : Amélie BLACKWELL

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# Posté le samedi 03 octobre 2009 14:49